Editionen français-allemand de deux brochures publiées pendant la guerre pour la promotion des volontaires non-allemand dans la Waffen-SS et consacrée plus spécialement à la Division Wiking. Album relié, cousu, format 210X295, papier couché semi-mat 135 grammes, 148 pages. Edition limitée limitée à 500 exemplaires.
Introduction1Au xxe siĂšcle, l’histoire des 75 000 Belges germanophones est celle d’un passĂ© mouvementĂ© [2]. Devenue belge Ă  la suite du traitĂ© de Versailles, la population, prussienne depuis 1815, des deux Kreise d’Eupen germanophone et de Malmedy en partie wallonne ou francophone a vĂ©cu des conflits de loyautĂ© rĂ©sultant du nationalisme exacerbĂ© si typique de la premiĂšre moitiĂ© du siĂšcle dernier. Le symbole de ce passĂ©, mais aussi de ces conflits d’allĂ©geance, ce sont les 8 700 jeunes hommes recrutĂ©s par la Wehrmacht Ă  partir du mois de novembre 1941, soit deux mois aprĂšs l’octroi de la nationalitĂ© allemande Ă  la population d’un territoire annexĂ© de facto au Reich par un FĂŒhrererlass du 18 mai 1940. Entre 3 200 et 3 400 d’entre eux, soit 39 %, ne reviendront pas, mourant au champ d’honneur » ou dans des camps de prisonniers soviĂ©tiques [3]. 2La terminologie a fait de ces soldats des Zwangssoldaten – des enrĂŽlĂ©s de force ». Ce terme est d’abord créé par les autoritĂ©s gouvernementales bruxelloises pour les distinguer de leurs compatriotes flamands et wallons qui s’étaient portĂ©s volontaires dans l’armĂ©e allemande. Il est ensuite repris par les intĂ©ressĂ©s et les reprĂ©sentants de leurs associations. À travers les dĂ©cennies, ce sont une connotation de victimes et le potentiel de victimisation de cette terminologie qui ont forgĂ© l’image de ces soldats, mais aussi, Ă  travers eux, de toute la population germanophone. Ce terme ne prend cependant pas en compte les conflits entre probelges et proallemands qui ont rĂ©gi la vie politique et sociale de tout l’entre-deux-guerres. Il ne permet pas non plus de poser la question du comportement de ces soldats sur le front. En ce sens, il s’intĂšgre dans une conception de l’histoire qui est nĂ©e Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale au moment de l’ Ă©puration civique », et qui, en insistant sur le caractĂšre belge » du territoire et de sa population, a empĂȘchĂ© toute approche nuancĂ©e de l’histoire, voire dĂ©formĂ© grossiĂšrement le passĂ© le plus rĂ©cent [4]. À cet Ă©gard, le rapport Ă  la figure du soldat reflĂšte le rapport au passĂ© marquĂ© par les deux guerres s’est Ă©galement plutĂŽt tardivement penchĂ©e sur ces soldats. Si une thĂšse suisse dĂ©crit en 1975 pour la premiĂšre fois les implications juridiques et administratives de l’annexion du territoire d’Eupen- Malmedy par l’Allemagne en mai 1940 et donc l’enrĂŽlement Ă  partir des mois d’automne 1941 [5], il a fallu attendre 2008 pour qu’un jeune historien rĂ©gional analyse pour la premiĂšre fois en profondeur les mĂ©canismes de recrutement de la Wehrmacht [6]. Dans l’historiographie belge, qu’elle soit flamande ou wallonne, ces soldats n’ont jusqu’à prĂ©sent jamais eu leur place. Dans les statistiques de pertes belges de la Seconde Guerre mondiale les plus rĂ©centes, les 3 200 jeunes hommes de la rĂ©gion tuĂ©s ou disparus n’apparaissent pas – au contraire des volontaires flamands et wallons dans la Wehrmacht ou la ss [7]. Pendant la dĂ©cennie 1980, ce sont les souvenirs des intĂ©ressĂ©s qui ont fait l’objet de publications qui les prĂ©sentent la plupart du temps comme des victimes innocentes du grand jeu de la politique internationale, en gĂ©nĂ©ral, et du rattachement Ă  l’Allemagne en 1940, en particulier [8].Bref regard sur l’entre-deux-guerres3Le changement de nationalitĂ© de 1920 soulĂšve le difficile problĂšme de faire le deuil des hommes morts pour l’Allemagne – l’ennemie de la nouvelle patrie » belge. On y constate le repli dans l’espace religieux et dans des formes de deuil s’abstenant de toute apprĂ©ciation politique – on honore les morts de toutes les nations. Il soulĂšve Ă©galement le problĂšme de l’intĂ©gration des survivants », frĂšres ou fils des soldats allemands, dans l’armĂ©e belge [9]. Jusqu’en 1939, l’armĂ©e belge rĂ©ussit plutĂŽt bien cet examen, d’abord en ne rĂ©clamant pas pour des raisons psychologiques jusqu’en 1923 le service militaire, puis en garantissant l’instruction du soldat en langue allemande – du moins quand le nombre d’officiers maĂźtrisant la langue le permet. Entre-temps, le conflit entre le camp proallemand ou rĂ©visionniste » par rĂ©fĂ©rence Ă  la soi-disant consultation populaire sur le changement de nationalitĂ© en 1920 et le camp probelge s’est radicalisĂ© au sein mĂȘme du territoire, conduisant Ă  une barriĂšre de communication » [10]. On peut cependant observer que les fils de familles proallemandes notoires effectuent gĂ©nĂ©ralement leur service militaire belge sans trop de difficultĂ©s ; le nombre d’incidents est assez insignifiant. Il n’était pas rare mĂȘme de voir des germanophones effectuer leur service militaire dans une unitĂ© francophone ; en effet, il n’existe probablement pas de meilleur moyen d’apprendre une autre langue pour ces jeunes gens dont le niveau d’instruction ne dĂ©passe pas le plus souvent l’école primaire [11]. Celui qui ne fait pas son service militaire n’est pas un vrai homme », tels sont les motifs que les jeunes soldats des annĂ©es 1920 et 1930 avançaient pour expliquer que la question de l’armĂ©e ne constitue pas alors pas un champ clos du conflit dominant la vie politique et sociale dans les cantons d’Eupen, de Malmedy et de la mobilisation d’aoĂ»t 1939, la situation change. L’État-Major gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e rĂ©agit il retire les rĂ©servistes mobilisĂ©s de leurs unitĂ©s pour les verser dans les Troupes auxiliaires d’armĂ©e » taa, des troupes d’étapes ne possĂ©dant que 25 armes par bataillon. Si certains politiques considĂšrent cette mesure comme contre-productive et si on reversera finalement une grande partie de ces soldats dans leurs unitĂ©s d’origine, il n’en reste pas moins que la propagande du printemps 1940 s’est amplement servie de ce signe de mĂ©fiance si apparent et de ce sigle permettant des jeux de mots Tiere Aller Art, ou animaux variĂ©s. La propagande allemande justifie par cette humiliation » les nombreuses dĂ©sertions – on estime Ă  environ 10 % les soldats des trois cantons qui ont fuit le drapeau belge avant mai 1940 – et le passage de la frontiĂšre par une grande partie de ces hommes qui s’engageront dans la fameuse unitĂ© spĂ©ciale allemande du Bau-Lehr-Bataillon 800 Brandenburg ». En revanche, la propagande belge considĂšre que ces dĂ©sertions confirment la lĂ©gitimitĂ© des mesures belges et le bien-fondĂ© d’une mĂ©fiance Ă  l’égard de ces soldats. Pendant la campagne des Dix-Huit jours, le comportement et le loyalisme des soldats germanophones semblent avoir Ă©tĂ© plutĂŽt honorables. Certes, il y a eu des dĂ©fections, mais qui semblent ĂȘtre le rĂ©sultat de la situation gĂ©nĂ©rale dĂ©favorable Ă  l’armĂ©e belge, plutĂŽt que d’une volontĂ© de passer dans les rangs de la Wehrmacht. À la fin du mois de juin 1940, presque tous les soldats sont de retour dans le territoire d’Eupen-Malmedy, une vingtaine Ă©tant morts au combat sous l’uniforme belge. En gĂ©nĂ©ral, l’attente du retour des soldats qui avaient combattu dans l’armĂ©e belge semble avoir Ă©tĂ© un des rares Ă©lĂ©ments perturbant l’enthousiasme de la population devant la libĂ©ration » du territoire par les du territoire au Reich et l’octroi de la nationalitĂ© allemande4L’invasion du 10 mai 1940 ne constituait pas vraiment une surprise pour les Belges. Depuis l’automne 1939, on s’attend Ă  une telle attaque dans les milieux gouvernementaux et militaires belges [12]. DĂ©but 1940, quelques familles de probelges Ă©minents et de fonctionnaires dans les trois cantons sont Ă©vacuĂ©es vers l’intĂ©rieur du pays. Parmi ceux qui n’ont pas connu cette faveur, nombreux sont ceux qui deviendront les premiĂšres victimes des persĂ©cutions nazies – plus d’une fois rĂ©sultant de dĂ©nonciations. Parmi eux, le journaliste Henri Michel, directeur du Grenz-Echo, journal catholique probelge de langue allemande, qui passera presque cinq ans au camp de Sachsenhausen, ainsi que le commissaire de police d’Eupen, Fritz Hennes, et le bourgmestre socialiste de Malmedy, Joseph Werson, tous deux morts dans des camps de concentration [13]. 5Dans la recherche historique, il y a aujourd’hui un large consensus pour affirmer que le sentiment prĂ©dominant dans la population au moment de l’arrivĂ©e des troupes allemandes le 10 mai 1940 fut l’enthousiasme. Le rattachement Ă  Allemagne ne se fit pas attendre et eut lieu le 18 mai 1940 par voie d’un dĂ©cret du FĂŒhrer. À ce moment, l’armĂ©e belge n’avait pas encore capitulĂ©, ce qui aura pour consĂ©quence la non-reconnaissance juridique de cette annexion dans l’immĂ©diat aprĂšs-guerre [14]. Le Reich n’en restera pas lĂ . Par un dĂ©cret du ministre de l’IntĂ©rieur, il annexe Ă©galement, en date du 29 mai 1940, dix communes situĂ©es Ă  proximitĂ© du territoire d’Eupen-Malmedy mais qui n’avaient jamais fait partie de la Prusse ou de l’Allemagne. L’argument utilisĂ© est celui de la langue maternelle allemande d’une partie des habitants de ces communes. Depuis la PremiĂšre Guerre, l’utilisation de l’allemand dans le domaine public Ă©tait cependant en net recul, c’est ce qu’on a appelĂ© la romanisation patriotique » [15]. En tout, l’Allemagne nazie gagnait 87 000 habitants par ces annexions [16]. 6AprĂšs une semaine sous administration militaire, c’est l’Administration du Reich qui reprend le territoire d’Eupen-Malmedy. Il est incorporĂ© au RegierungsprĂ€sidium d’Aix-la-Chapelle sans que celui-ci ne se voie attribuer plus de fonctionnaires pour cette tĂąche. Le ministĂšre de l’IntĂ©rieur fonctionne comme instance d’approbation pour les diffĂ©rents dĂ©crets relatifs au rattachement [17]. Sur le plan politique, le territoire est rattachĂ© au Gau Cologne-Aix-la-Chapelle du nsdap. 7AprĂšs le dĂ©part et/ou la destitution des bourgmestres belges, ce sont d’abord des membres du parti proallemand, le Heimattreue Front [18], qui reprennent ces fonctions Ă  Eupen, l’Ortsgruppenleiter Walter Rexroth, les Kreisleiter Wilhelm Buhrke Ă  Malmedy et Franz Genten Ă  Saint-Vith ces deux derniers seulement jusqu’en automne 1940. Aux Ă©chelons administratifs infĂ©rieurs, il n’y a pas de modifications significatives [19]. 8Les limites administratives sont adaptĂ©es au systĂšme du Reich. En lieu et place des trois cantons belges, il n’y a plus que deux Kreise allemands. Les deux LandrĂ€te Felix Seulen Eupen et Heinz Ehmke Malmedy ainsi que le Kreisleiter du nsdap, Gabriel Saal, sont issus de l’intĂ©rieur du Reich, ce qui sera finalement le cas de presque tous les bourgmestres-fonctionnaires. Cette politique, qui peut ĂȘtre expliquĂ©e par une certaine mĂ©fiance mais surtout par des considĂ©rations pratiques, crĂ©e un sentiment de dĂ©ception auprĂšs des anciens militants de la cause allemande. Seul, le Kreisleiter d’Eupen, Stefan Gierets, est un ancien du hf, mais pas son successeur Karl Herwanger [20]. 9Le Heimattreue Front est dĂ©jĂ  rattachĂ© au nsdap dans le courant du mois de mai 1940. Ce rattachement ne concerne toutefois pas ses membres dont l’affiliation au parti nazi n’est pas automatique. La mission du hf est terminĂ©e. La mise au pas et l’auto-intĂ©gration de la population progressent rapidement. SchĂ€rer estime Ă  7 000 le nombre de membres du nsdap peu avant la libĂ©ration de la rĂ©gion par les AlliĂ©s en septembre 1944. Des organisations telles la Hitlerjugend et la ns-Frauenschaft comptent Ă  peu prĂšs le mĂȘme nombre de membres. La sa connaĂźt Ă©galement un grand succĂšs et les 1 240 certaines sources Ă©voquant mĂȘme le chiffe de 1 500 membres de la Standarte 174 peuvent accueillir le Stabschef sa Viktor Lutze le 18 mai 1941 pour la prestation de serment. La ss semble avoir beaucoup plus de peine dans le recrutement de membres [21].Un dĂ©cret d’Hitler, datĂ© au 23 mai 1940, prĂ©voit l’introduction de la lĂ©gislation allemande et prussienne Ă  partir du 1er septembre 1940 [22]. Une nouvelle fois, c’est au ministĂšre de l’IntĂ©rieur qu’échoit la mise en Ɠuvre. Une ordonnance du 3 septembre 1940 spĂ©cifie des dispositions intermĂ©diaires en droit civil en vue de l’adaptation des principes de droit allemands [23].La question la plus compliquĂ©e est cependant celle de la nationalitĂ©. Elle ne trouve un rĂšglement final que par une ordonnance du ministĂšre de l’IntĂ©rieur du 23 septembre 1941. Le dĂ©cret du 23 mai 1940 avait seulement confĂ©rĂ© la nationalitĂ© allemande provisoire » aux habitants [24]. Le nouveau droit de nationalitĂ© distingue entre deux groupes dans le territoire d’Eupen-Malmedy et des dix communes ». La grande majoritĂ© des habitants acquiert la nationalitĂ© allemande. Environ 20 000 habitants des dix communes » deviennent des Deutsche auf Widerruf Allemands sur rĂ©vocation », parce qu’ils Ă©taient dĂ©jĂ  Belges avant le traitĂ© de Versailles. Cette rĂ©vocation est possible dans un dĂ©lai de dix ans, qui sera cependant levĂ©e peu aprĂšs. Il est remarquable que la nouvelle rĂ©glementation n’enlĂšve pas explicitement la nationalitĂ© belge. Ainsi, la population va ignorer complĂštement qu’en vertu du droit international, elle possĂšde en rĂ©alitĂ© une double nationalitĂ© » [25].L’enrĂŽlement dans la Wehrmacht de l’engagement volontaire Ă  l’obligation10L’octroi de la nationalitĂ© allemande a une autre consĂ©quence lourde elle introduit le service militaire dans le territoire d’Eupen-Malmedy. Il s’applique aussi bien aux nouveaux » Allemands qu’aux Allemands sur rĂ©vocation ». Ces derniers peuvent mĂȘme obtenir dĂ©finitivement la nationalitĂ© allemande s’ils se montrent particuliĂšrement mĂ©ritants au front [26]. Toutefois, certains jeunes hommes portent dĂ©jĂ  l’uniforme de l’armĂ©e allemande avant septembre 1941. Outre les dĂ©serteurs de l’armĂ©e belge qui avaient passĂ© la frontiĂšre au printemps 1940, il y a Ă©galement des volontaires qui s’engagent dans la Wehrmacht entre mai 1940 et l’étĂ© 1941. Il ressort de rapports belges d’aprĂšs-guerre que le nombre de volontaires s’élevait Ă  environ 700. Cependant, nous ne savons pas si ce chiffre concerne la seule pĂ©riode prĂ©cĂ©dant l’octroi de la nationalitĂ© allemande ou s’il comporte Ă©galement les volontaires des annĂ©es de guerre, c’est-Ă -dire des jeunes qui veulent s’engager avant mĂȘme l’appel de leur classe de milice [27]. 11Les grades confĂ©rĂ©s par l’armĂ©e belge Ă  ces soldats sont seulement confirmĂ©s par les Allemands aprĂšs six mois de service. Il s’agit donc d’une sorte de probation qui s’étend Ă©galement aux volontaires. Les anciens officiers de l’armĂ©e belge sont exclus de l’enrĂŽlement dans la Wehrmacht Ă  la notable exception prĂšs de quelques volontaires [28].La procĂ©dure Ă©tablie par les Allemands se dĂ©roule en quatre Ă©tapes 12l’enregistrement. ;le test d’aptitude. ;six mois de service au Reichsarbeitsdienst rad qui ne s’appliquent pas aux hommes qui ont dĂ©jĂ  combattu dans l’armĂ©e impĂ©riale entre. 1914 et. 1918. ;l’appel sous les autoritĂ©s allemandes n’attendent d’ailleurs pas la dĂ©cision sur la nationalitĂ© des habitants pour mettre en Ɠuvre cette procĂ©dure. Ainsi, l’enregistrement des classes de milice commence en octobre 1940, tandis que les tests d’aptitude prennent cours en dĂ©cembre 1940. Suivant le plan de mobilisation du Reich, c’est la classe 1922 qui est alors la premiĂšre concernĂ©e, de mĂȘme que les anciens officiers de l’armĂ©e impĂ©riale. Au cours de l’annĂ©e 1941, malgrĂ© la crĂ©ation d’un Wehrmeldeamt, le rythme des enregistrements est considĂ©rablement ralenti en attendant le rĂšglement de la question de la nationalitĂ© [29]. 13Une fois les habitants devenus Allemands », la reprise des enregistrements et des tests d’aptitude suit rapidement. À partir de novembre 1941, les jeunes de la classe 1922 Ă©tant dĂ©jĂ  enrĂŽlĂ©s, les hommes des classes 1900-1921 sont enregistrĂ©s et ceux des annĂ©es 1914 Ă  1921 testĂ©s. Les tests d’aptitude de janvier Ă  mars 1942 concernent alors les classes 1900 Ă  1913 ainsi que 1923 et 1924. À partir de ce moment, l’adaptation Ă  la mobilisation dans le Reich est achevĂ©e [30]. 14Afin de ne pas trop peser sur le moral de la population, les enrĂŽlements ne sont pas affichĂ©s sur la voie publique – il ne semble pas y avoir eu des listes aux valves des mairies, mais les hommes concernĂ©s sont informĂ©s directement par les autoritĂ©s allemandes. On ne peut douter que l’enrĂŽlement dans la Wehrmacht Ă©tait soumis Ă  un jeu d’influences diverses qui se manifestent dans des diffĂ©rences du taux d’enrĂŽlement qui ne peuvent ĂȘtre expliquĂ©es par le seul facteur dĂ©mographique. Ainsi, dans deux communes du Kreis d’Eupen, Lontzen 2 085 hab. en 1941 et Raeren 3 271 hab., le taux des enrĂŽlĂ©s Ă©tait respectivement de 6,33 %, et de 16,01 %. La mĂȘme observation peut ĂȘtre faite pour deux communes du Kreis de Malmedy Ă  AmblĂšve Amel ; 1 769 hab. et Ă  Saint-Vith 2 703 hab., oĂč le taux est de 20,91 % et de 9,98 %. Dans ces communes paysannes, l’enrĂŽlement ne signifie pas seulement un danger personnel pour l’appelĂ©, mais souvent d’abord la perte d’une main-d’Ɠuvre dans les fermes de la rĂ©gion. Ces contraintes socio-Ă©conomiques expliquent aussi pourquoi la pression directe de dirigeants nazis et un climat de dĂ©nonciations peuvent rĂ©gner sur de nombreuses communes [31]. Au total, le taux d’enrĂŽlement s’élĂšve Ă  12,87 % pour le Kreis d’Eupen, Ă  13,64 % pour les communes wallonnes du Kreis de Malmedy et Ă  15,47 pour les communes germanophones de ce Kreis [32]. 15Initialement, les autoritĂ©s allemandes avaient Ă©galement prĂ©vu d’enrĂŽler les hommes originaires d’Eupen-Malmedy qui vivaient en Belgique occupĂ©e. Des affiches du 14 avril 1942 annoncent l’enrĂŽlement de tous les Allemands nĂ©s entre 1908 et 1924 vivant en Belgique, en spĂ©cifiant que cette mesure concerne Ă©galement les habitants des territoires devenus allemands en septembre 1941. On peut imaginer la consternation chez ces derniers dont on peut aisĂ©ment soupçonner les sentiments antiallemands. Sur intervention du ministĂšre belge de la Justice, l’administration militaire allemande renonce finalement Ă  cette mesure en acceptant l’argument de la nationalitĂ© belge de ces personnes sans s’interroger sur les consĂ©quences en droit international de cette dĂ©cision. Le MilitĂ€rbefehlshaber officialisera la renonciation provisoire dans une lettre au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de la Justice datĂ©e du 30 mai 1944 [33]. 16Le nombre total des enrĂŽlĂ©s du territoire d’Eupen-Malmedy est finalement de 8 700. Il y a cependant aussi des rĂ©fractaires qui fuient le service dans la Wehrmacht – gĂ©nĂ©ralement en passant la frontiĂšre avec la Belgique occupĂ©e oĂč ils doivent vivre dans la clandestinitĂ© pendant les annĂ©es de guerre. Le nombre de rĂ©fractaires est estimĂ© Ă  430 180 pour le Kreis d’Eupen, 230 pour le Kreis de Malmedy. Il semble que le taux de rĂ©fractaires ait Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© dans les communes wallonnes autour de Malmedy [34]. Leur assurance-vie reposait alors sur le silence de leurs proches [35]. 17Le taux de rĂ©fractaires est par ailleurs un des Ă©lĂ©ments qui illustrent au mieux la grande diffĂ©rence entre le territoire d’Eupen-Malmedy et les dix communes ». En effet, le recrutement de soldats pour la Wehrmacht dans ces derniĂšres s’avĂšre ĂȘtre particuliĂšrement dĂ©licat et loin de connaĂźtre le mĂȘme succĂšs. Les organisations de RĂ©sistance avancent dans des rapports d’aprĂšs-guerre le chiffre de 624 rĂ©fractaires pour les dix communes et celle de La Calamine, l’ancien Moresnet-Neutre, voire de 671 rĂ©fractaires sur 675 conscrits. Un rapport allemand Ă©voque en juillet 1943 la fuite vers la Belgique de 282 des 585 conscrits des classes 1922 Ă  1925, soit 48 % [36]. À dĂ©faut de la dĂ©couverte de chiffres plus prĂ©cis, on peut penser que les donnĂ©es allemandes sont plus proches de la rĂ©alitĂ©. En effet, mĂȘme si les activitĂ©s de la RĂ©sistance dans les dix communes » sont nettement plus nombreuses et denses qu’à Eupen-Malmedy, un taux de presque 100 % de rĂ©fractaires paraĂźt trĂšs improbable et relĂšve plutĂŽt de la mythologie belge de l’aprĂšs-guerre [37].Les autoritĂ©s allemandes voient trĂšs vite la nĂ©cessitĂ© de diffĂ©rencier les modalitĂ©s de recrutement. Elles dĂ©cident de n’enrĂŽler que les classes Ă  partir de l’annĂ©e 1922, les classes plus ĂągĂ©es sont jugĂ©es trop probelges » et, dĂšs lors, peu utilisables comme soldats dans l’armĂ©e allemande. La mĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă  l’égard des Allemands sur rĂ©vocation » se traduit Ă©galement dans le fait que les tests d’aptitude n’auront lieu qu’à partir de juin 1943, Ă  un moment, oĂč presque la moitiĂ© des conscrits potentiels ont dĂ©jĂ  gagnĂ© la Belgique occupĂ©e. De plus, ceux dont le comportement au rad n’est pas exempt de tout reproche, ne sont pas enrĂŽlĂ©s dans la troupe, mais versĂ©s dans des organismes tels que l’Organisation Todt ou le nskk [38].À travers le recrutement, on peut constater que le service dans la Wehrmacht est acceptĂ© Ă  Eupen-Malmedy comme une consĂ©quence lourde, mais logique de l’annexion par l’Allemagne et de l’octroi de la nationalitĂ© allemande. Ce constat ne vaut cependant pas pour les dix communes Ă©galement rattachĂ©es qui avaient toujours Ă©tĂ© belges et oĂč la rĂ©sistance Ă  cet enrĂŽlement est extrĂȘmement forte Ă  certains Ă©gards, elle peut ĂȘtre comparĂ©e Ă  celle des habitants du Grand-DuchĂ© de Luxembourg [39].Au front18Nous savons que l’immense majoritĂ© des soldats d’Eupen-Malmedy ont fait leur instruction dans des casernes Ă  l’intĂ©rieur du Reich avant de gagner le front de l’Est. Cette destination ne peut surprendre. En effet, c’est en Russie que l’armĂ©e allemande a le plus gros besoin d’hommes au moment de l’enrĂŽlement. La proportion de ceux qui sont stationnĂ©s Ă  l’Ouest en Normandie par exemple est trĂšs petite [40]. Nous ne disposons que de trĂšs peu d’informations sur le comportement de ces soldats sur le front de l’Est. Les tĂ©moignages connus relatent la participation de certains Ă  la bataille de Stalingrad ou au siĂšge de Leningrad, mais le caractĂšre forcĂ© » de leur engagement et la tendance Ă  la victimisation » de l’aprĂšs-guerre ont empĂȘchĂ© une approche plus sereine du vĂ©cu de ces soldats. Leurs rĂ©cits et, le plus souvent, leurs lettres de campagne contiennent presque exclusivement des descriptions de ce qu’on pourrait appeler la routine de la guerre [41]. Il n’en reste pas moins que ces soldats ont participĂ© Ă  une des entreprises militaires les plus meurtriĂšres de l’histoire, la guerre d’extermination Ă  l’Est dont les crimes de guerre avec participation des soldats de la Wehrmacht ont Ă©tĂ© analysĂ©s par la recherche la plus rĂ©cente [42]. La question de l’implication personnelle de soldats d’Eupen-Malmedy dans des crimes de guerre doit donc ĂȘtre posĂ©e. Quelques rares tĂ©moignages font rĂ©fĂ©rence Ă  des fusillades en masse de civils en Russie [43], mais une Ă©tude systĂ©matique sur base de toutes les sources disponibles reste un desideratum. 19Dans ses travaux, Quadflieg analyse un Ă©chantillon de 263 soldats originaires de la rĂ©gion, ce qui nous permet de dĂ©gager certaines tendances gĂ©nĂ©rales. Ainsi, il dĂ©montre que 20,7 % des affiliations de ces soldats Ă  une organisation nazie datent d’avant le 10 mai 1940, tandis que 79,3 % de ces affiliations sont effectuĂ©es aprĂšs l’annexion de 1940. Un effet suiviste » est donc incontestable, toutefois un endoctrinement nazi le plus souvent au sein des jeunesses hitlĂ©riennes ou du daf pour un soldat sur cinq voire 1 sur 4 peut ĂȘtre constatĂ©. Il n’y a que deux cas oĂč une attitude de refus Ă  l’égard de l’autoritĂ© allemande avant l’enrĂŽlement est documentĂ©e [44]. Sur le plan strictement militaire, les soldats de la rĂ©gion servent essentiellement dans l’armĂ©e de terre 87,5 %. Environ 10 % des enrĂŽlĂ©s appartiennent Ă  la Luftwaffe. Le taux des engagĂ©s dans la Waffen-SS ne s’élĂšve qu’à 1,5 %. Ceux qui se retrouvent dans des troupes sur le front de l’Est passent 38,5 % de leur temps de service dans des unitĂ©s de combat, 34,8 % dans des unitĂ©s de soutien et 26,6 % dans l’armĂ©e de rĂ©serve [45]. Nous possĂ©dons des informations sur leur sort pour environ 68,6 % des cas analysĂ©s dans l’échantillon. Le taux des morts au combat est de 21,5 %, celui des prisonniers de guerre s’élĂšve Ă  24,4 %, 11,7 % sont libĂ©rĂ©s du service avant la fin de la guerre, 9,5 % sont portĂ©s disparus et 1,5 % ont dĂ©sertĂ© la Wehrmacht [46]. 20Il est par ailleurs intĂ©ressant de noter que, selon les chiffres de Quadflieg, les dĂ©corations et promotions pour des soldats d’Eupen-Malmedy correspondent largement Ă  la moyenne gĂ©nĂ©rale de la Wehrmacht et sont nettement plus Ă©levĂ©es que pour les soldats luxembourgeois qui constituent le groupe de comparaison de l’historien d’Aix-la-Chapelle [47].Les conclusions de Quadflieg sont claires les soldats d’Eupen- Malmedy se sont comportĂ©s dans la Wehrmacht comme des soldats originaires du Reich. Leur attitude rĂ©vĂšle une conformitĂ© incontestable [48]. Ce qui fera d’eux un groupe particulier est leur sort d’ difficile retour21Cinq mille cinq cents c’est le nombre d’hommes dont on ne possĂšde aucune information sur le sort en date du 8 mai 1945 [49]. Il faut attendre le 1er aoĂ»t 1945 pour que les autoritĂ©s belges disposent d’une liste de ceux qui, dorĂ©navant, s’appelleront les enrĂŽlĂ©s de force ». Dans le courant du mois d’aoĂ»t 1945, on estime pour la premiĂšre fois que 2 500 jeunes hommes sont encore prisonniers de guerre dans des camps soviĂ©tiques. Et alors que les quelques centaines de soldats prisonniers dans les camps des AlliĂ©s occidentaux sont libĂ©rĂ©s dans le courant de l’étĂ© 1945, il faudra attendre encore quelques annĂ©es avant que les derniers prisonniers ne puissent regagner leur rĂ©gion. Ainsi, en mars 1946, 2 724 prisonniers sont revenus, tandis que 2 784 se trouvent toujours dans des camps. Un accord de rapatriement belgo-russe ne contribue que trĂšs peu Ă  une accĂ©lĂ©ration de la procĂ©dure [50]. À la date du 31 dĂ©cembre 1947, le nombre de rentrĂ©s s’élĂšve Ă  5 417, celui des prisonniers Ă  106 et celui des disparus Ă  1 327. Les autoritĂ©s ont dĂ©livrĂ© 1 298 attestations de dĂ©cĂšs officielles. 22En mai 1945, les autoritĂ©s belges reconnaissent que la contrainte est la principale raison de l’enrĂŽlement. Toutefois, de nombreux anciens soldats de la Wehrmacht qui reviennent dans la rĂ©gion dans le courant de l’annĂ©e 1945 se retrouvent pour quelques jours ou quelques semaines Ă  nouveau prisonniers, cette fois-ci dans la prison de Verviers, ville voisine d’Eupen. Huit cent cinquante et un hommes doivent comparaĂźtre devant un tribunal militaire conseil de guerre avec juges militaires assistĂ©s d’un magistrat civil belge en 1946. Un soupçon gĂ©nĂ©ralisĂ© semble alors peser sur ces hommes. 23Ce n’est lĂ  qu’un signe visible du difficile retour de ces soldats dans leur rĂ©gion, dans une sociĂ©tĂ© oĂč l’épuration civique ne semble tolĂ©rer qu’une version belge » du passĂ© le plus rĂ©cent [51], oĂč dans de nombreux foyers manquera maintenant l’époux, le pĂšre, le frĂšre ou le fils. L’histoire sociale et culturelle de cette perte et de ces familles sans hommes reste encore Ă  Ă©crire. 24L’État belge aura longtemps du mal Ă  aborder la problĂ©matique [52]. Dans les nĂ©gociations bilatĂ©rales avec la jeune rfa au cours des annĂ©es 1950, le sujet est singuliĂšrement absent et, tandis que la France pour les Alsaciens-Lorrains et le Luxembourg le font respectivement en 1954 et 1967, la Belgique ne crĂ©era qu’en 1974 le statut d’ incorporĂ© de force ». Cinq mille anciens soldats et rĂ©fractaires au service dans la Wehrmacht reçoivent finalement un statut juridique. Le dĂ©dommagement financier ne sera dĂ©cidĂ© qu’en 1989, alors que la rfa avait dĂ©jĂ  mis les moyens financiers Ă  la disposition de l’État belge en la veille de la disparition des derniers concernĂ©s et des derniers tĂ©moins, nous devons constater que de larges pages de l’histoire des enrĂŽlĂ©s de force » et de leur sort d’aprĂšs-guerre restent toujours Ă  Ă©crire. Pour la jeune CommunautĂ© germanophone de Belgique, seule une approche critique et sereine de ce passĂ© douloureux permettrait de sortir de la logique de victimisation » qui a trop longtemps dominĂ© le discours politique et social dans la rĂ©gion. Notes [1] Christoph BrĂŒll 1979 est docteur en histoire contemporaine de la Friedrich-Schiller-UniversitĂ€t d’IĂ©na et titulaire d’un dea en relations internationales et intĂ©gration europĂ©enne de l’universitĂ© de LiĂšge. Il est chargĂ© de recherches du Fonds de la recherche scientifique-fnrs auprĂšs de l’universitĂ© de LiĂšge. Ses publications portent sur l’histoire des relations belgo-allemandes, de la mĂ©moire et de l’historiographie et sur l’histoire de la CommunautĂ© germanophone de Belgique. Il a publiĂ© Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint Vith, 2004 et Belgien und Nachkriegsdeutschland Besatzung, AnnĂ€herung, Ausgleich 1944-1958, Essen, 2009. [2] Pour des aperçus en langue française voir Alfred Minke, La CommunautĂ© germanophone l’évolution d’une terre d’entre-deux », in 1995 [ ; Christoph BrĂŒl, Un passĂ© mouvementĂ©. L’histoire de la CommunautĂ© germanophone de Belgique », in Katrin Stangherlin Ă©d., La CommunautĂ© germanophone de Belgique – Die Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens, Bruxelles, Éd. La Charte, 2005, p. 17-47. Une exception est formĂ©e par l’actuelle commune de La Calamine qui formait entre 1815 et 1919 le territoire de Moresnet-Neutre et qui n’a donc jamais fait partie de la Prusse. [3] Quelques donnĂ©es chiffrĂ©es et informations de base peuvent ĂȘtre trouvĂ©es chez Heinrich Toussaint, Zwangssoldaten », in Alfred Minke Ă©ds. Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2 AbhĂ€ngigkeit, Eupen, 1990, no 74. [4] Freddy Cremer, „Verschlusssache Geschichte“. Über den Umgang mit der eigenen Vergangenheit », in Cremer Freddy, Fickers Andreas, Lejeune Carlo eds., Spuren in die Zukunft. Anmerkungen zu einem bewegten Jahrhundert, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2001, p. 9-26 p. 23-24. [5] Martin R. SchĂ€rer, Deutsche Annexionspolitik im Westen. Die Wiedereingliederung Eupen-Malmedys im zweiten Weltkrieg, 2e Ă©d., Peter Lang, Francfort/M., 1978 1re Ă©d. 1975 ; thĂšse dĂ©fendue en 1972. [6] Peter M. Quadflieg, „Zwangssoldaten“ und „Ons Jongen“. Eupen-Malmedy und Luxemburg als Rekrutierungsgebiet der deutschen Wehrmacht im Zweiten Weltkrieg, Aix-la-Chapelle, Shaker Verlag, 2008. [7] Rudi Van Doorslaer, L’hĂ©ritage politique de la guerre et en particulier de la collaboration en Belgique, 1945-2000 », in Archives nationales Luxembourg Ă©ds, Collaboration Nazification ? Le cas du Luxembourg Ă  la lumiĂšre des situations française, belge et nĂ©erlandaise. Actes du colloque international de NeumĂŒnster, mai 2006, Éd. Archives nationales, Luxembourg, 2008, p. 444-460 p. 453. [8] Heinrich Toussaint, Verlorene Jahre, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 1, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, 1987 ; id., Bittere Erfahrungen, Schicksale einer Kriegsgeneration im Grenzland, 2, Eupen, Grenz-Echo-Verlag, Eupen, 1987. [9] Pour ce qui suit, voir Christoph BrĂŒll, Entre mĂ©fiance et intĂ©gration. Les germanophones dans l’armĂ©e belge 1920-1955 », in Cahiers belges d’histoire militaire, no 4, 2006, p. 135-167. [10] Heidi Christmann, Presse und gesellschaftliche Kommunikation in Eupen-Malmedy zwischen den beiden Weltkriegen, thĂšse de doctorat en communication, Munich, 1974. [11] Christoph BrĂŒll, Die deutschsprachigen Einheiten in der belgischen Armee zwischen den beiden Weltkriegen, Saint-Vith, Éd. zvs, 2004, p. 109. [12] Cf. Jean Vanwelkenhuyzen, Les Avertissements qui venaient de Berlin, Paris/Gembloux, Duculot, 1982. [13] Heinrich Toussaint, Kollaboration und Widerstand », in Grenzland seit Menschengedenken, Biblio-Cassette 2, AbhĂ€ngigkeit, no 71. [14] FĂŒhrererlass du et dĂ©cret d’exĂ©cution du ; Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 777 et 803. Les consĂ©quences historiques et juridiques de cette annexion sont analysĂ©es par Carlo Lejeune, Die SĂ€uberung, t. I, ErnĂŒchterung, Befreiung, Ungewissheit 1920-1944, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2005, p. 63-75 et Jacques Wynants, Les autoritĂ©s belges et la situation des cantons de l’Est 1940-1944 », in Bulletin d’information du Centre liĂ©geois d’histoire et d’archĂ©ologie militaires, vol. IX, fasc. IV, mars 2004, p. 15-26. [15] Cf. Walter Pintens, Historische Betrachtungen ĂŒber das deutschsprachige Gebiet und ĂŒber die rechtliche Stellung der deutschen Sprache in Belgien », in Fred Stevens et Auweele Van Den, Dirk Ă©ds., Houd voet bij stuk. Xenia iuris historiae G. Van Dievoet oblata, Katholieke Universiteit Leuven, Leuven, 1990, p. 541-560. L’auteur estime que 13 % de la population de ces dix communes » avaient l’allemand comme langue maternelle en 1930, taux qui diminuera Ă  0,72 % en 1947. [16] SchĂ€rer, op. cit., p. 79 sq. et 283. [17] Idem, p. 108. [18] David Mennicken, Die Heimattreue Front. Eine „nationalsozialistische“ Organisation in Belgien 1936-1940, mĂ©moire de master en histoire inĂ©dit, UniversitĂ© catholique de Louvain, 2009-2010. [19] SchĂ€rer, op. cit., p. 56 sq. et 146. [20] Idem, p. 113 et 125. [21] Idem, p. 140-143 ; Carlo Lejeune, Die SĂ€uberung, t. II, Hysterie, Wiedereingliederung, Assimilierung 1945-1952, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2007, p. 181-189. [22] SchĂ€rer, op. cit., p. 133 sq. [23] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 1222 sq. et l’arrĂȘtĂ© d’exĂ©cution du Reichsgesetzblatt, 1941 I, p. 376 sq. [24] Reichsgesetzblatt, 1940/I, p. 803. [25] Reichsgesetzblatt, 1942 I, p. 584. Cf. SchĂ€rer, op. cit., p. 143-158. [26] Idem, p. 161. [27] Idem, p. 162 ; Quadflieg, op. cit., p. 68, 143 sq. Un document trouvĂ© par l’auteur aux archives de la ville d’Eupen et rĂ©alisĂ© dans le courant de l’épuration civique d’aprĂšs-guerre comporte 96 noms de volontaires pour les annĂ©es 1940 Ă  1944. Si la proportion de volontaires ne diffĂšre pas trop du nombre d’habitants, le chiffre avancĂ© de 700 volontaires concernerait alors probablement la pĂ©riode 1940-1944 et non la seule pĂ©riode entre mai 1940 et septembre 1941. Archives de l’État Ă  Eupen, Eupen Neuzeit, Nr. 1415 y 11 Dossier Ausschluss vom MilitĂ€rdienst 1945-1949, Liste Des volontaires Ă  l’armĂ©e allemande ». Cela correspond Ă©galement aux donnĂ©es relevĂ©es par Quadflieg dans un Ă©chantillon de 263 soldats originaires d’Eupen-Malmedy. [28] SchĂ€rer, op. cit., p. 161-162. [29] Quadflieg, op. cit., p. 69-71. [30] Idem, p. 73-74. [31] Carlo Lejeune et Klauser Klaus-Dieter, Die SĂ€uberung, t. III, VerdrĂ€ngte Erinnerungen – 340 Zeitzeugen berichten, BĂŒllingen Lexis-Verlag, 2008, p. 133. [32] Lejeune, SĂ€uberung, t. II, p. 179-180. [33] Lejeune, SĂ€uberung, t. I, p. 79. [34] Idem, t. II, p. 180. Ces estimations sont Ă©tablies sur la base des chiffres donnĂ©s par les diffĂ©rentes communes, Ă  l’exception des deux KreisstĂ€dte pour lesquelles on ne possĂšde pas de chiffres prĂ©cis. [35] Lejeune et Klauser, SĂ€uberung, t. III, p. 139-147 reprend des tĂ©moignages sur les rĂ©fractaires et le silence qui entourait leur fuite. [36] Tous les chiffres sont citĂ©s par SchĂ€rer, op. cit., p. 165. [37] Cf. les remarques chez Quadflieg, op. cit., p. 84-85. [38] SchĂ€rer, op. cit., p. 163-164 ; Quadflieg, op. cit., p. 76-79. [39] Idem, p. 157-159. [40] SchĂ€rer, p. 162. [41] Exemples chez Toussaint Bitte Erfahrungen et Verlorene Jahre. Une Ă©tude systĂ©matique des lettres de campagne – champ de recherche de plus en plus frĂ©quentĂ© en Allemagne – manque. [42] Nous ne citons que la synthĂšse du grand projet Wehrmacht im Vernichtungskrieg » de l’Institut fĂŒr Zeitgeschichte de Munich Christian Hartmann, Johannes HĂŒrter, Peter Lieb et Dieter Pohl, Der deutsche Krieg im Osten 1941-1944. Facetten einer GrenzĂŒberschreitung, Oldenbourg Munich, 2009. [43] Lejeune et Klauser, SĂ€uberung, t. III, p. 135 et 139. [44] Quadflieg, op. cit., p. 132-133. [45] Idem, p. 148-149. [46] Idem, p. 150. [47] Idem, p. 151-154. [48] Idem, p. 158. [49] Pour ce qui suit Lejeune, SĂ€uberung, t. II, p. 204-207. [50] Idem, t. I, p. 82-84. [51] Freddy Cremer, Als man den aufrechten Gang wieder lernen musste. Von den “Incivique“ zu den “Modellbelgiern“ », in Cremer Fickers et Lejeune, op. cit., p. 99-116. [52] Nicolas Dewald, L’Indemnisation des enrĂŽlĂ©s de force dans l’armĂ©e allemande, mĂ©moire de licence en histoire inĂ©dit, UniversitĂ© de LiĂšge, 2004-2005. ï»żIlest connu pour ses affiches pour plusieurs compagnies maritimes mais Ă©galement pour celles de la propagande de la Waffen-SS. Biographie. Fils d'un marchand, Ottomar Anton fait l'Ă©cole nationale des arts appliquĂ©s, aujourd'hui l'universitĂ© des Beaux-Arts de Hambourg. Il complĂšte plus tard sa formation en travaillant Ă  l'Institut d'affiches Arno Kypke Ă  Hambourg, oĂč il est chef
Ottomar Carl Joseph Anton, nĂ© le 15 dĂ©cembre 1895 Ă  Hambourg et mort le 7 novembre 1976 dans cette mĂȘme ville, est un peintre allemand, graphiste et professeur Ă  l'universitĂ©. Il est connu pour ses affiches pour plusieurs compagnies maritimes mais Ă©galement pour celles de la propagande de la Waffen-SS. Biographie Fils d'un marchand, Ottomar Anton fait l'Ă©cole nationale des arts appliquĂ©s, aujourd'hui l'universitĂ© des Beaux-Arts de Hambourg. Il complĂšte plus tard sa formation en travaillant Ă  l'Institut d'affiches Arno Kypke Ă  Hambourg, oĂč il est chef du studio aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale. En 1921, il devient graphiste indĂ©pendant et part en voyage d'Ă©tude en Scandinavie, en Europe du Sud et en Afrique du Nord. En 1933, il rejoint le Parti nazi NSDAP et est nommĂ© peu aprĂšs en tant que professeur Ă  l'École d'art nordique Ă  BrĂȘme, oĂč il enseignera jusqu'Ă  la fin de la guerre. En 1936, il rejoint la SS pour laquelle il conçoit de nombreuses affiches de propagande dont pour la Waffen-SS. Il aura plusieurs commandes du MinistĂšre du Reich Ă  l'Éducation du peuple et Ă  la Propagande . AprĂšs la guerre, Anton est internĂ© jusqu'en mars 1946, puis, libĂ©rĂ©, il connait de nouveau le succĂšs comme artiste commercial pour de nombreuses entreprises. Il meurt en novembre 1976, Ă  80 ans, dans sa ville natale. Il est inhumĂ© dans le cimetiĂšre d'Ohlsdorf Ă  Hambourg[1]. ƒuvres Il est particuliĂšrement connu pour son travail graphique publicitaire Ă  partir du milieu des annĂ©es 1920. Il crĂ©e de nombreuses affiches pour diverses compagnies de navigation, telles que la Cunard Line, la Hamburg America Line, la Hamburg SĂŒd, mais aussi pour la compagnie allemande aĂ©rienne Deutsche Zeppelin Reederei . En 1936, il conçoit l'affiche officielle pour les compĂ©titions de voile des Jeux Olympiques de 1936 qui se dĂ©roulent Ă  Kiel ainsi que l'affiche de la Semaine de Kiel cette mĂȘme annĂ©e. Beaucoup de ses affiches publicitaires de cette pĂ©riode comprenait une signature "O Anton" imprimĂ©e en forme de logo, partiellement avec l'ajout de la mention de Hambourg. Au cours de la Seconde Guerre mondiale Anton reçoit des commandes du Reich et il conçoit aussi le matĂ©riel de propagande de la Waffen-SS. Ainsi entre mars 1941 et fin 1943, il conçoit ses affiches de recrutement, son style Ă©purĂ© ayant Ă©tĂ© jugĂ© plus sĂ©duisant que celui de l'autre affichiste du Reich Hans Schweitzer alias Mjölnir[2]. Dans l'exposition d'artistes allemands et de la SS de 1944 Ă  Wroclaw et Salzbourg, il expose une reprĂ©sentation des pionniers de la Waffen-SS. Il rĂ©alise en 1944 pour la Reichspost une sĂ©rie finale[Quoi ?] de timbres intitulĂ©e "Jour des HĂ©ros". Pour son travail, Anton a remportĂ© plusieurs prix Ă  l'Ă©poque nazie. Son travail aprĂšs 1945, comprend entre autres le logo actuel de l'eau de Cologne 4711. Notes et rĂ©fĂ©rences de Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de l’article de WikipĂ©dia en allemand intitulĂ© Ottomar Anton » voir la liste des auteurs. ↑ ↑ Jean-Luc Leleu, La Waffen SS, t. 1, Paris, Perrin, coll. Tempus », 2014, 585 p. ISBN 978-2-262-04963-8, lire en ligne. Liens externes Ressources relatives aux beaux-arts Bridgeman Art Library de + en Artists of the World Online Ottomar Anton, biographie et Ɠuvres sur le site CatĂ©gories Peintre allemand du XXe siĂšcleAffichiste allemandWaffen-SSMembre de la SSPropagandiste naziNaissance en dĂ©cembre 1895Naissance Ă  HambourgDĂ©cĂšs en novembre 1976DĂ©cĂšs Ă  HambourgPersonnalitĂ© inhumĂ©e au cimetiĂšre d'OhlsdorfDĂ©cĂšs Ă  80 ansDerniĂšre mise Ă  jour du contenu le 07/07/2022.

Ilcombattit sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de UntersturmfĂŒhrer, il commanda une unitĂ© française sur le Front de l'Est durant l'Ă©tĂ© 1944. En 1972, il compte parmi les

Re le recrutement de volontaires pour la Waffen-SS dans le Nord de la France Post NumĂ©ro 3 de LoĂŻc Charpentier 12 Juil 2016, 1036 orpo57 a Ă©critEn 1940, les dĂ©partements du Nord et du Pas de Calais ont Ă©tĂ© rattachĂ©s administrativement au Belgien und Nordfrankreich tout en restant français. A la diffĂ©rence de l'Alsace et de la Moselle qui ont Ă©tĂ© annexĂ©s Ă  l' 1943, quand la campagne de recrutement de volontaires pour crĂ©er une unitĂ© française de la Waffen-SS, des affiches ont Ă©tĂ© antennes du bureau de recrutement ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les principales villes des dĂ©partements nordistes. Ce qui n'est pas prĂ©cisĂ© c'est qu'ils relĂšvent du Ersatzkommando der Waffen-SS Frankreich Ă  Paris . En effet l'Ersatzkommando Wallonien recrute des volontaires belges !En fait, les MilitĂ€rbefehlshaber, comme leur dĂ©signation l'indique - commandement militaire -, sont des "dĂ©coupages" exclusivement Ă  usage militaire. Les dĂ©partements du Nord et Pas-de-Calais ont Ă©tĂ© logiquement intĂ©grĂ©s dans le Befehlshaber Belgien-Nordfranckreich, dans le cadre de la dĂ©fense des cĂŽtes de la Manche, tandis que le reste du territoire français est, lui, sous l'autoritĂ© du Befehlshaber Frankreich trois subdivisions militaires, Nordwestfrankreich, Nordostfrankreich, Sudwestfrankreich, avant l'occupation de la Zone Libre, en 1942 mais, administrativement, ils sont toujours considĂ©rĂ©s comme territoires de l'Etat Français, donc distincts de la recrutement des volontaires Ă©trangers dans la Waffen-SS ne correspond pas au dĂ©coupage militaire mais Ă  la nationalitĂ© d'origine ; il est, d'ailleurs, bien prĂ©cisĂ© sur l'affiche qu'il y a reconduction des avantages de la LVF, formation spĂ©cifiquement française. Document2 : Affiche de la Waffen SS ( 1941-1943). La Waffen SS constitue la branche armĂ©e de la SS destinĂ©e Ă  combattre aux cĂŽtĂ©s de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre. La prĂ©sentation des documents doit insister sur quelques points : deux documents de source allemande : le chef d'Etat major de l'armĂ©e, le marĂ©chal
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1Peter Black, Ernst Kaltenbrunner. Ideological Soldier of the Third Reich, Princeton N. J., Princeto ; 2 Peter Black, Ernst Kaltenbrunner : Vassal Himmlers. Eine SS-Karriere, Paderborn, Schöningh, 1991. 3 Citons notamment : Ian Kershaw, Hitler, Londres/New York, Penguin Press, 1998, trad. française en 2 ; 4 Pour une synthÚse récente de ce courant de recherche : Laura Fontana, « La
Accueil DĂ©couvrez toutes nos Ă©tudes La propagande allemande Populations abandonnĂ©es, faites confiance au soldat allemand ! Date de crĂ©ation 1940 Date reprĂ©sentĂ©e 1940 Date de publication Avril 2012 Auteur Alexandre SUMPF La premiĂšre affiche de la propagande allemande diffusĂ©e en FranceL’armistice du 22 juin 1940 rend officielle la dĂ©faite de la France face aux nazis. La zone occupĂ©e », qui correspond Ă  la moitiĂ© nord et Ă  la cĂŽte atlantique, passe sous occupation allemande, tandis que la zone libre », situĂ©e au sud de la Loire, relĂšve directement du gouvernement de Vichy. Si la souverainetĂ© française s’exerce en principe sur l’ensemble du territoire sauf en Alsace et en Moselle, dans les faits, la puissance occupante soumet le pays Ă  sa domination et Ă  ses et diffusĂ©e Ă  grande Ă©chelle dĂšs le dĂ©but de l’Occupation, l’affiche Populations abandonnĂ©es, faites confiance au soldat allemand ! constitue justement la premiĂšre affiche Ă©ditĂ©e en France par le rĂ©gime nazi dans le cadre de sa ce titre, elle prĂ©sente une valeur documentaire inapprĂ©ciable, qui nous renseigne sur la politique de diffusion idĂ©ologique que le IIIe Reich entend mettre en Ɠuvre pour conserver et organiser son nouveau pouvoir en France. Hautement significative, elle permet aussi de mesurer les changements survenus dĂšs les premiers jours de la dĂ©faite. Le graffiti Et quoi encore ?.. EC. 1940 » qui lui a Ă©tĂ© ajoutĂ© pose quant Ă  lui la question de la rĂ©action de la population française Ă  ce nouvel Ă©tat de fait. Une scĂšne idĂ©alisĂ©e et familiale »DessinĂ©e par l’illustrateur ThĂ©o Matejko 1893-1946, l’affiche Populations abandonnĂ©es, faites confiance au soldat allemand ! a Ă©tĂ© imprimĂ©e en grand format 123 x 87 cm et placardĂ©e sur de nombreux murs dĂšs la fin du mois de juin dessin central est accompagnĂ© d’un slogan Ă©crit en grandes lettres noires et rouges, disposĂ© en haut Populations abandonnĂ©es, et en bas faites confiance au soldat allemand ! de l’image. Cette derniĂšre reprĂ©sente un soldat allemand vĂȘtu de son uniforme de la Wehrmacht en compagnie de trois petits enfants français. Beau, grand, solide, les cheveux et les yeux clairs, ce soldat idĂ©al » selon les critĂšres nazis est aussi souriant et bienveillant. Il porte dans ses bras un garçonnet qui mange avec joie une tartine, tandis que, debout Ă  ses cĂŽtĂ©s, deux fillettes Ă  la fois timides et dĂ©sormais rassurĂ©es regardent le garçon et la tartine avec envie. TracĂ© au charbon, le graffiti Et quoi encore ?.. EC. 1940 » est l’Ɠuvre de E. Criks, bijoutier Ă  Paris, qui a conservĂ© cette affiche jusqu’à la fin de la guerre. De l’ennemi au recoursÉcrite en français et directement destinĂ©e Ă  la population, l’affiche Populations abandonnĂ©es, faites confiance au soldat allemand ! entend faire comprendre Ă  cette derniĂšre que le soldat allemand ne doit dĂ©sormais plus ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un ennemi, mais comme un recours protecteur et nourricier pour les familles françaises abandonnĂ©es » par leurs chefs ».Populations abandonnĂ©es le constat accablant constitue, en haut, la premiĂšre partie du message en effet, puisque la dĂ©faite de juin a entraĂźnĂ© la retraite dĂ©sordonnĂ©e de l’armĂ©e ainsi que l’exode massif de civils fuyant les nazis faisant des routes du nord de la France un gigantesque chaos, tandis que le gouvernement, les administrations et les autoritĂ©s locales fuyaient ou tentaient de fuir vers le sud, laissant les populations dĂ©munies et dĂ©sorganisĂ©es face Ă  l’ de rĂ©tablir l’ordre au plus vite, les autoritĂ©s allemandes entendent donc rassurer les civils faites confiance au soldat allemand ! en montrant par l’image que l’occupation peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique, bienveillante et mĂȘme prĂ©fĂ©rable Ă  la situation antĂ©rieure pour peu que l’on accepte les nouveaux chefs du pays, plus solides et plus fiables que les ĂȘtre forcĂ©ment reprĂ©sentatif de l’état d’esprit de l’ensemble des Français, le graffiti Et quoi encore ?.. EC. 1940 » montre quant Ă  lui que certains n’acceptent pas l’occupation nazie. AZEMA, Jean-Pierre, De Munich Ă  la LibĂ©ration, 1938-1944, Paris, Éditions du Seuil, 1979. AZEMA, Jean-Pierre et Wieviorka, Olivier, Vichy, 1940-1944, Paris, Perrin, 1997. LABORIE, Pierre, Les Français sous Vichy et l'Occupation, Paris, Milan, 2003 PAXTON, Robert, La France de Vichy, 1940-44, Paris, Éditions du Seuil, 1973. ROSSIGNOL Dominique, Histoire de la propagande en France de 1940 Ă  1944, Paris, PUF, 1991. Alexandre SUMPF, La propagande allemande », Histoire par l'image [en ligne], consultĂ© le 17/08/2022. URL Albums liĂ©s DĂ©couvrez nos Ă©tudes Le culte de PĂ©tain OmniprĂ©sence du sauveur Entre juillet 1940 et aoĂ»t 1944, un trĂšs vieil officier de la PremiĂšre Guerre mondiale a dirigĂ© ce qui restait de la
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En1943, quand la campagne de recrutement de volontaires pour crĂ©er une unitĂ© française de la Waffen-SS, des affiches ont Ă©tĂ© placardĂ©es. Des antennes du bureau de recrutement ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les principales villes des dĂ©partements nordistes. Ce qui n'est pas prĂ©cisĂ© c'est qu'ils relĂšvent du Ersatzkommando der Waffen-SS Frankreich Ă  Paris . 9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 1447 L'idĂ©ologie des combattants volontaires des lĂ©gions nazies contre le judĂ©o-bolchevisme» a alimentĂ© les idĂ©es de l’extrĂȘme droite radicale d’aprĂšs-guerre et lui a donnĂ© la capacitĂ© de se rĂ©organiser. publiĂ© le 08/05/2014 Ă  14h40, mis Ă  jour le 08/05/2014 Ă  21h01 En faisant du 8 mai un jour fĂ©riĂ©, le PrĂ©sident François Mitterrand a voulu souligner comment la victoire contre le nazisme Ă©tait celle de l’ensemble des Français. Il prolongeait ainsi le rĂ©cit gaullo-communiste, opposant une France de la RĂ©sistance Ă  un gouvernement de Vichy qui n’eĂ»t Ă©tĂ© que trahison de quelques Ă©lites. A dire vrai, la dĂ©faite de l’Axe fut aussi celle de certains Français. En effet, sur ses membres en 1944, la Waffen-SS Ă©tait composĂ©e pour moitiĂ© de non-Allemands. Ce que l’extrĂȘme droite radicale nomme la grande armĂ©e europĂ©enne» avait attirĂ© son lot de Français, acquis Ă  l’édification du Nouvel ordre europĂ©en» promis par la propagande nazie. Quelles Ă©taient ces unitĂ©s françaises ? Quels hommes y trouvait-on ? Avec l'ouverture du front de l’Est le 22 juin 1941, la propagande du IIIe Reich abandonne le nationalisme grand-allemand et affirme prendre la tĂȘte d'une croisade pour la sauvegarde de l'Europe. Pour la propagande pro-germanique, l'Alliance des Anglais, des AmĂ©ricains et des SoviĂ©tiques implique bientĂŽt de dĂ©signer l'unitĂ© europĂ©enne comme prise entre les mĂąchoires d'un ennemi unique. Capitalisme et communisme seraient les deux Ă©lĂ©ments matĂ©rialistes dĂ©sagrĂ©geant les nations et les Ăąmes des peuples au profit de l'instauration d'une ploutocratie juive planĂ©taire. Le discours sur l’anĂ©antissement» du judĂ©o-bolchevisme» dĂ©signe dorĂ©navant un monstre judĂ©o-amĂ©ricano-soviĂ©tique dont l’impĂ©rialisme» agresserait l’Europe. En France, dĂšs l'ouverture du front oriental, les principaux groupements collaborationnistes lancent ensemble la LĂ©gion des Volontaires Français contre le bolchevisme LVF qui constitue le 638e rĂ©giment de la 7e division de la Wehrmacht hommes. Un des cadres de l'Institut des Questions Juives envisage de donner pour symbole Ă  la nouvelle troupe
 une croix gammĂ©e bleu-blanc-rouge
 Le cardinal Baudrillart apporte sa bĂ©nĂ©diction Ă  la LVF en considĂ©rant que cette lĂ©gion constitue une chevalerie nouvelle. Ces lĂ©gionnaires sont les croisĂ©s du XXe siĂšcle». Les volontaires prĂȘtent serment Ă  Hitler le 12 octobre 1941. Les CroisĂ©s contre le bolchevisme Deux des chefs politiques collaborationnistes font le pas de l’engagement Jacques Doriot et Pierre ClĂ©menti. Le premier est issu du communisme et est le leader du Parti Populaire Français, un parti adepte d’un conservatisme de choc habillĂ© d’un style fasciste. L’engagement europĂ©en mĂšne Ă  une radicalisation de Doriot et du PPF, qui en 1943 n’hĂ©sitent plus Ă  se revendiquer totalitaire» et europĂ©en». L’engagement de Doriot lui permet d’accroitre son aura auprĂšs des plus ardents collaborationnistes, mais attire force antipathie au PPF. Pour guider le parti durant ses absences, il le confie Ă  Victor BarthĂ©lĂ©my futur secrĂ©taire-gĂ©nĂ©ral du Front national. Il est abattu en Allemagne en 1945. Le second leader Ă  prendre l’uniforme de la LVF est Pierre ClĂ©menti. Son Parti Français National-Collectiviste il s’appelait national-communiste mais l’Occupant lui a demandĂ© de changer de nom est bien plus modeste et, malgrĂ© son nom, relĂšve d’une extrĂȘme droite assez classique. Quoique condamnĂ© Ă  mort Ă  la LibĂ©ration, il sera ensuite de tous les coups de l’extrĂȘme droite radicale europĂ©enne, en particulier au sein d’une Internationale, le Nouveau ordre europĂ©en, fondĂ©e en 1951 par l’ex-trotskyste, ex-stalinien et ex Waffen-SS RenĂ© Binet. L’anticommunisme est bien le ciment de cet engagement. Il s’agit d’un thĂšme populaire, apte Ă  entraĂźner le soutien de masses et Ă  susciter des vocations. En 1942, sous l'impulsion des services de propagande allemands, le ComitĂ© d'Action Antibolchevique produit une exposition Le Bolchevisme contre l'Europe», parrainĂ©e par les pays europĂ©ens de l'Axe. Elle reçoit visiteurs Ă  Paris, Ă  Lille, et encore prĂšs de Ă  Toulouse oĂč elle se trouve entre le 6 mai et 8 juin 1944. Affiche pour le recrutement des Français. Non datĂ©e. Image RMN La LVF dispose de son propre organe de propagande pour mobiliser ses membres Le Combattant europĂ©en. Il est dirigĂ© par Marc Augier, ancien militant de gauche et futur Ă©crivain Ă  succĂšs sous le pseudonyme de Saint-Loup. Saint-Loup popularisera dans les annĂ©es 1960-1970 une vision pop» de la SS, lui inventant une fraction Ă©sotĂ©rique prĂȘte au coup de force pour imposer une Europe des rĂ©gions. Mais, dĂšs la guerre, il a le goĂ»t de la romance
 Qu’importe que l’action militaire de la LVF soit tout Ă  fait mĂ©diocre, Augier excelle Ă  transformer le rĂ©cit de sa faiblesse combattante en drame Ă©pique. Il sait donner une perspective. Membre du Groupe Collaboration», il a dirigĂ© sa branche des Jeunes de l’Europe Nouvelle. Ses militants diffusent en France, La Jeune Europe, un journal destinĂ© aux jeunes intellectuels, publiant dans ses colonnes toute l’intelligentsia de l’extrĂȘme droite europĂ©enne, lancĂ© en 12 langues en 1942 afin de reprĂ©senter la concorde continentale naissant avec la SS europĂ©enne. Les militants passent ensuite pour l'essentiel Ă  la Milice ou Ă  la brigade SS Frankreich. La Milice est quant Ă  elle fondĂ©e en janvier 1943 afin de soutenir l'effort allemand dans le cadre de la rĂ©pression de la RĂ©sistance. Pour la Milice, il n’y a pas de diffĂ©rence entre front de l’Est et guerre civile intĂ©rieure elle ne voit lĂ  qu’un seul ennemi. Son chef Joseph Darnand souhaite la transformer en parti unique, et en formation armĂ©e unique absorbant la LVF qui combat Ă  l'Est. En aoĂ»t, il renforce sa position en jurant fidĂ©litĂ© Ă  Hitler et intĂ©grant la Waffen-SS. Avec ses miliciens, dont un grand nombre inactifs, il escompte radicaliser le rĂ©gime de Vichy pour l'entraĂźner de l'autoritarisme vers le totalitarisme. Il sera exĂ©cutĂ© Ă  la LibĂ©ration. La Waffen-SS française En 1943, le IIIe Reich accorde aux Français le droit de rejoindre la Waffen-SS au sein de la brigade Frankreich hommes. Les brochures promouvant l'engagement alternent l'argumentaire idĂ©ologique magnifiant l'union de la jeunesse europĂ©enne contre le nihilisme bolcheviste» et un descriptif sportif les SS Ă  la plage, Ă  cheval, en motocyclette, etc. et alimentaire avec composition des menus... soit un argument de poids en son contexte. Les hommes de la Frankreich, de la LVF et des Miliciens sont enfin versĂ©s dans la Division Charlemagne de la Waffen-SS en novembre 1944 moins de hommes. Selon François Duprat, cadre mais aussi historien des extrĂȘmes droites, le tout premier Français acceptĂ© dans la SS fut Jean-Marie Balestre. Il Ă©tait avant-guerre membre du service d’ordre de la Ligue Internationale contre l’AntisĂ©mitisme, mais dĂšs l’étĂ© 1940, proche de ClĂ©menti, on le trouve impliquĂ© dans des violences antisĂ©mites en compagnie de son ami Robert Hersant. Dans Devenir, le journal des SS francophones, Balestre trace les grands traits d’une idĂ©ologie qui a plus Ă  voir avec celle de l’extrĂȘme droite radicale d’aprĂšs-guerre qu’avec le nationalisme grand-allemand. Le futur prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Internationale du Sport Automobile de 1978 Ă  1991 certifie alors que les SS français savent qu’Hitler les conduira au triomphe total, et ils savent aussi que, grĂące Ă  eux, la France y aura participé». Dans les pages de Devenir, on est trĂšs loin de l’état d’esprit des croisĂ©s de 1941 – d’oĂč d’ailleurs quelques tensions dans la Charlemagne. Ici, on applaudit Ă  la mort des nations grĂące Ă  l’homme nordique qui renaĂźt aujourd’hui», enraciné» et dĂ©fait de l’orientalisme» chrĂ©tien. L’écrivain Lucien Rebatet qui participe aprĂšs-guerre Ă  la presse d’extrĂȘme droite, y salue les Allemands nazis, les Roumains de la Garde de Fer, les antisĂ©mites des Etats-Unis, les nationalistes argentins, tous ceux qui ont l’esprit europĂ©en, l’esprit aryen, l’esprit rĂ©volutionnaire». Et de conclure que les engagĂ©s du front de l’Est sont l’élite de cette Internationale aryenne qui refera demain le monde sans Juifs, sans dĂ©mocrates, sans trusts. Camarades SS de 18 nations, je vous adresse, le bras tendu, notre salut, le salut aryen. Mort aux juifs !» Les dĂ©combres La sortie de guerre est particuliĂšrement dĂ©licate pour ces hommes. Ils ont franchi le Rubicon et, jusqu’au bout souvent, veulent y croire. Ainsi, le SS Marcel Lhomet Ă©crit-il dans une lettre en date du 30 mars 1944 C'est un SS qui t'Ă©cris. C'est la formation SS qui parle. Nous sommes un ordre de chevalerie, un ordre de soldats, nos lois sont dures. Notre voie est toute droite, sans compromis, et notre but est la victoire europĂ©enne, de la Race. [Hitler est] l'homme qui seul est capable de façonner les destinĂ©es de l'Occident et de la France ». La Charlemagne est prise dans les tourments de la fin du conflit. Certains de ses hommes sont Ă  Berlin lors de sa chute. D’autres ont Ă©tĂ© faits prisonniers par les Russes sur le front de l’Est, tel Jean Castrillo, qui s’y dĂ©couvre slavophile, s’y convertit Ă  l’orthodoxie, et participera aprĂšs-guerre aux dĂ©buts de la Nouvelle droite et sera un cadre du FN. Il sera alors toujours auprĂšs de Pierre Bousquet. Face Ă  la dĂ©bĂącle, Bousquet est lui parvenu Ă  se faire passer pour un Français du Service du Travail Obligatoire auprĂšs de l’armĂ©e amĂ©ricaine. Le voici engagĂ© par les AmĂ©ricains pour organiser l’arrestation puis le renvoi vers la France des collaborationnistes... Il compte dans l’extrĂȘme droite d’aprĂšs-guerre. Revenu Ă  Paris, il participe en 1946 Ă  un groupe clandestin d’ex Waffen-SS qui tente de placer ses membres dans les mouvements anticommunistes pour pouvoir les manƓuvrer. Lorsqu’en 1972 survient la crĂ©ation du Front National, Bousquet n’est pas enthousiaste. C’est alors Georges Bidault, l’ancien prĂ©sident du Conseil National de la RĂ©sistance avec lequel il s’est liĂ©, qui l’invite Ă  y participer, mĂȘme si lui-mĂȘme prĂ©fĂšre demeurer en retrait. C’est avec Bousquet que Jean-Marie le Pen va dĂ©poser les statuts du jeune Front National, dont l’ancien de la Charlemagne est le premier trĂ©sorier. MĂȘme si lui et Castrillo quittent le FN fin 1980 en considĂ©rant que, depuis l’assassinat de Duprat, IsraĂ«l tiendrait Jean-Marie le Pen, de nombreux membres de la Nouvelle droite et du FN seront Ă  ses obsĂšques en 1991. En termes militaires, l’apport des Français Ă  la SS n’a pas eu de grande importance. Mais, en termes politiques, les anciens SS jouent aprĂšs-guerre un rĂŽle essentiel dans la reconstruction des extrĂȘmes droites, y faisant montre de capacitĂ©s d’élaboration idĂ©ologique et organisationnelle. Nicolas Lebourg Published by Nicolas Lebourg - dans Histoire Ellespeuvent ĂȘtre anonymes, si elles ne collectent que des informations sur les espaces publicitaires affichĂ©s sans identifier l'utilisateur, ou personnalisĂ©es, si elles collectent des informations personnelles sur l'utilisateur de la boutique par un tiers, pour la personnalisation de ces espaces publicitaires.
Identification Letter ; Lettre du bureau de recrutement pour la Waffen SS au maire de Nomain. Iconographic description Lettre du bureau de recrutement pour la Waffen SS au maire de Nomain concernant la réglementation de diffusion et collage des afffiches de la Waffen SS dans la municipalité. Subject/theme Second World War ; Occupation ; Poster ; Waffen SS ; Recruiting Creation/ProductionAuthor/Conceptor BUREAU DU RECRUTEMENT POUR LA WAFFEN SS NameBUREAU DU RECRUTEMENT POUR LA WAFFEN SS Author Conservation site Musée de la Résistance, Bondues Category Communication ; Administrative life
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